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Le sud du Massif central en camping-car

Grimpez à bord du camping-car ! Ce carnet de voyage vous accompagne dans un road trip au cœur de la campagne française et de ses magnifiques paysages. Destination le Massif central.

Car oui, ça y est ! Après des mois de tergiversation, de panne mécanique, d’hésitation, de flemme et pour finir, de méchant virus qui nous cloître à la maison, Parenthèse Nomade a vraiment des fourmis dans les jambes (et des kilos en trop à bouger) et se décide enfin à reprendre la route.

Donc, cet été, on joue à cache-cache avec les foules (gestes barrières obligent) et on se lance à la découverte d’une région pas si loin de chez nous, mais souvent mal connue : le Massif central.

Quand je dis Massif central, j’entends sa grande version géographique dont nous ne parcourrons finalement qu’une vaste partie méridionale. La majeure partie du circuit se concentre sur le sud de l’ancienne région de l’Auvergne avec quelques incursions en Occitanie (anciennement Midi-Pyrénées et Languedoc).

Notre circuit de 3 semaines, toujours au départ de Bordeaux (l’Entre-deux-Mers pour être plus exact).

Le plein d’eau est fait, le frigo est rempli, les placards débordent, la soute aussi, nous sommes prêts à partir. Le road trip estival peut commencer !

En route pour la liberté en camping-car ! Le circuit passe principalement à travers les départements du Tarn, de l’Aveyron, de l’Hérault, de la Lozère, du Cantal, et du Puy-de-Dôme !

1. Une étape rafraichissante dans le Tarn pour explorer la vallée du Sidobre

Pour éviter de croiser trop de monde sur la route et de nous taper les travaux sur les petits itinéraires secondaires, nous partons donc un dimanche matin aux aurores (ou presque !).

Trajet vers le sud du Massif central et étape nocturne

Le camping-car trace gentiment son chemin à travers le sud Gironde, un bout de Lot-et-Garonne, le Gers, contourne la métropole toulousaine à l’heure de la sieste, file vers Castres et se faufile enfin entre les Monts de Lacaune et la Montagne Noire, pour rejoindre le massif du Sidobre.

Un peu moins de 6 heures de trajet en passant par de jolies routes de campagne, et nous voilà posés à la Maison du Sidobre au Bez (pas de jeu de mots s’il vous plait).

Un petit tour masqué dans la partie muséographique de l’office de tourisme pour en apprendre davantage sur l’exploitation de la roche locale, le granite. Nous filons ensuite nous dégourdir les jambes sur le sentier d’interprétation attenant.

En moins d’un kilomètre, on observe des résurgences de granite en cours d’érosion, des reproductions de statues-menhirs du Haut-Languedoc datant du Néolithique et un charmant étang servant d’écrin à des sculptures granitiques modernes, mais aussi de terrain de jeu aux pêcheurs du coin.

Les grands chasseurs d’images que nous sommes, y ont même trouvé de jolis batraciens dont le chant puissant accompagnera notre coucher et notre lever.

Nous passons en effet la nuit sur place, à l’abri des regards derrière l’office de tourisme. Nous y dormons presque seuls, au calme et dans une relative fraîcheur bienvenue à la tombée du jour.

Journée de balade sur les sentiers du Sidobre

Au réveil, une épaisse couche de nuages au programme. Voyons le bon côté des choses, nous ne souffrirons pas de la chaleur pour nos premières balades.

Direction le hameau de Cremaussel pour parcourir le sentier des Merveilles, un chemin de trois kilomètres sous les bois pour découvrir d’étonnants rochers de granite aux formes variées. Chaque spécimen a fait travailler l’imaginaire des poètes locaux. Pour ne pas être en reste, nous avons aussi renommé certains d’entre eux avec l’aide précieuse des enfants.

Pour récompenser nos premiers efforts, nous migrons au pied du Peyro Clabado afin d’y déjeuner devant un sacré individu. Un énorme roc de près de 800 tonnes en équilibre sur un minuscule piédestal d’à peine un mètre carré est le symbole de la commune de Lacrouzette et semble défier les lois de la gravité. Un superbe panorama pour se sustenter !

Nous déplaçons le véhicule de quelques hectomètres pour rallier la rivière des rochers, dernier arrêt de notre parcours granitique. Ici, le Lignon, petit cours d’eau qui borde aussi la Maison du Sidobre, se retrouve submergé par une multitude de blocs de pierre qui paraissent avoir été jetés là par un géant en colère. Encore un joli coin pour les pêcheurs !

Cette dernière partie de la visite nous rappelle le chaos de Huelgoat en Bretagne

2. En route pour l’Hérault et les gorges d’Héric

Nous reprenons le volant pour arriver à notre étape du soir, les gorges d’Héric.

Le changement de décor est saisissant alors que nous sommes à moins de cinquante kilomètres à vol d’oiseau. Par la route, ce fut légèrement plus long !

Finies les futaies sombres des hêtres du Tarn, bienvenue aux sols rocailleux et à une végétation de type méditerranéen.

L’accès aux gorges d’Héric en camping-car

La voie d’accès est plutôt compliquée sur les derniers kilomètres, surtout dans le bourg de Mons-La-Trivalle et jusque sur l’aire de stationnement des gorges, très occupée en milieu d’après-midi. Pour les plus de 7 m, cela peut devenir une galère, surtout en haute saison quand le parking est déjà plein. Cela dit, des abonnés nous ont confirmé s’y être rendus avec un 7,50 m.

En fin de journée, nous nous faufilons au fond du parking pour trouver une place à l’ombre où nous passons la nuit. Une borne de services gratuite est mise à disposition des camping-cars et il y a des toilettes.

Un petit tour dans le début du défilé au soleil couchant nous donne un bel aperçu de ce splendide paysage. Vivement le lendemain !

Randonnée au cœur des gorges

Le matin, départ de bonne heure pour faire la jolie randonnée dans les gorges d’Héric.

Le chemin est très bien aménagé sur les 5 km d’ascension puisqu’il permet aux trois habitants d’Héric d’accéder à leur petit paradis perdu.

Le panorama sur les cascades et les nombreuses cuvettes d’eau propices à la baignade sont tout aussi fabuleux que ceux sur les pentes abruptes recouvertes de végétations du défilé.

L’arrivée au minuscule hameau d’Héric marque le point de retour de la balade.

La descente se fait à un bon rythme et donne l’occasion de revoir les mêmes paysages, mais sous une autre lumière.

Une courte pause déjeuner sur place, une extraction en douceur du parking déjà bien engorgé et nous voilà partis un peu plus loin, plein est, vers Mourèze et son cirque dolomitique.

3. Le cirque de Mourèze

Bien qu’arrivés en début d’après-midi sur le site de Mourèze, nous patientons à l’ombre sur le petit parking communal où nous dormirons le soir. Nous préférons attendre la relative fraîcheur du matin pour attaquer le circuit pédestre au cœur du dédale.

Pour 7 €, on peut dormir la nuit, faire le plein d’eau et vidanger sur ce parking partagé.

Le lendemain, en guise de mise en jambe pour une journée qui s’annonce chargée, découverte du chaos dolomitique de Mourèze par le parcours des Courtinals. C’est un sentier d’à peine trois kilomètres mais plutôt cassant avec de nombreuses montées au milieu des roches et autant de descentes parfois acrobatiques.

Vue sur le village de Mourèze et son cirque depuis le belvédère. Un aller-retour depuis le sentier en boucle à ne pas manquer.

Pour les plus courageux, vous pouvez prendre le chemin de 7 km duquel vous aurez une vue sur le lac de Salagou. Mais nous, on a déjà trop chaud, ce sera donc pour une autre fois.

On reprend donc le camion et, au lieu de se mettre au frais, on plonge en pleine fournaise dans les gorges de l’Hérault.

4. Le Grand Site de France des gorges de l’Hérault et Saint-Guilhem-le-Désert

Depuis Mourèze, la distance est courte pour se rendre à la maison du Grand Site des Gorges de l’Hérault, située sur la commune d’Aniane. Le soleil cogne fort à la mi-journée. La marche à pied n’est pas évidente, surtout pour les enfants.

Nous empruntons la navette en tout début d’après-midi pour rejoindre Saint-Guilhem-le-Désert, un des plus beaux villages de France. Nous déambulons dans ses jolies ruelles en cherchant une ombre salvatrice.

Et je me permets une petite escapade au début du cirque de l’Infernet pour admirer le panorama. La randonnée qui en fait le tour, ce ne sera pas pour aujourd’hui, trop chaud et trop tard. On y reviendra.

Nous descendons avec la navette à la grotte de Clamouse pour profiter des vues sur les gorges de l’Hérault et sur le pont du Diable. Le cadre est vraiment splendide !

+ Fan des étapes nature ?

Vous allez adorer parcourir les routes des Grands Sites de France à bord du camping-car.

5. Au cœur du territoire des Causses et des Cévennes : le cirque de Navacelles

Nous décidons de poursuivre la route jusqu’au cirque de Navacelles pour être sur place au petit matin et y faire une balade à la fraîche.

Nous faisons donc halte pour la nuit à la Baume d’Auriol qui surplombe le site.

Le point de vue est vertigineux.

C’est un véritable balcon qui domine une magnifique boucle de la Vis. Époustouflant !

L’immense bâtiment qui jouxte le parking ne dispose plus d’office de tourisme et le restaurant qui l’occupe en partie a des horaires d’ouverture plutôt aléatoires…

Le soir, pour être honnêtes, c’est le désert, hormis quelques véhicules aménagés. Dommage, la vue plongeante et les températures plus douces auraient bien mérité une petite sortie en terrasse au soleil couchant.

Au « petit » matin (10h00 hum hum), descente en navette 9 places vers le village de Navacelles. À la Baume d’Auriol, en haut du cirque, un panneau de signalisation indique « Interdit au plus de 8 mètres ».

Eh bien je vous dis qu’avec mes 6,65 mètres, je n’aurais pas fait le malin. C’est vraiment très étroit et on ne peut se croiser qu’à de rares endroits.

Amis camping-caristes, usez de la navette gratuite quand elle est disponible !

Une fois en bas, nous attendons un autre minibus qui nous conduit jusqu’au parking des Moulins de la Foux. L’heure tourne dangereusement et le soleil commence à cogner. La balade va être dure, je pense.

Arrivés à destination, nous entamons une descente vertigineuse vers la résurgence de la Vis qui jaillit ici de la roche après un parcours souterrain de plus de 13 km. C’est un climatiseur parfait, mais hélas de courte portée.

Nous longeons ensuite la rive droite de la rivière pour revenir au village en profitant de belles vues sur les gorges et la Vis. Nous parvenons éreintés à la navette qui n’attendait que nous pour nous ramener à la Baume d’Auriol.

Aujourd’hui, la terrasse n’est même pas ouverte le midi, moi qui rêvais d’une petite mousse à l’ombre avec vue panoramique sur le cirque. Rageant pour un Grand site de France inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ! Donc pique-nique au camping-car et départ vers La Couvertoirade sur la digestion.

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Pour plus d’informations pratiques, rendez-vous sur l’article traitant exclusivement du Cirque de Navacelles.

6. Poursuite du road trip dans les terres templières de l’Aveyron : La Couvertoirade

Heureusement le trajet est court et nous trouvons un coin d’ombre sur l’immense parking de la cité médiévale de La Couvertoirade pour nous reposer de notre marche matinale à Navacelles.

En fin de journée, nous faisons un tour en ville, qui est malheureusement, elle aussi, bien calme, voire désertée. Même le marché nocturne sonne creux.

Au lever du jour (+quelques heures), nous revenons dans le village pour profiter des lumières matinales sur les vieilles pierres.

Puis nous trouvons un guide canin qui nous conduit jusqu’au moulin surplombant le bourg. Une balade tranquille et un panorama magnifique sur le causse du Larzac.

À notre retour dans les petites ruelles du village, nous constatons qu’elles ne sont guère plus animées que la veille et ne croisons que très peu de touristes. Notre partie de cache-cache avec les foules a bien fonctionné aujourd’hui.

Davantage de détails pour organiser votre balade dans l’article consacré à la visite de La Couvertoirade en camping-car (parking, nuitée sur place, aires et campings à proximité).

7. La cité médiévale de Saint-Eulalie-de-Cernon et son aire de camping-cars 3 étoiles

Direction Sainte Eulalie de Cernon, cité médiévale tour à tour commanderie templière puis hospitalière, deux ordres religieux et militaires très influents au Moyen Âge.

Une aire pour camping-car grand luxe y est installée et donne envie d’y faire une pause bien méritée : emplacements sur herbe ou en dur, à l’ombre ou pas, électricité, eau, vidanges, bloc sanitaires très propre et très fonctionnel pour moins de 10 € la nuit !

Toutefois, mieux vaut s’être ravitaillé en provisions avant d’arriver, car le nombre de commerces est très limité, tout comme la diversité des ressources alimentaires proposées dans la petite épicerie du village. Camion pizzas à l’entrée de la cité médiévale le dimanche soir. On a raté le coche au grand dam des enfants…

Nous finissons par y rester 3 nuits.

Pour plus de détails sur cette aire sublime de Sainte-Eulalie de Cernon, rendez-vous sur sa fiche.

Balade sur le Causse du Larzac

Dur dur de motiver les petits pieds ce matin pour randonner. Nous arrivons péniblement à démarrer un peu avant 10 heures pour un circuit vers le Rajal de Saploum.

Nous y croisons l’attraction locale la plus en vogue : le vélorail et le train touristique « Sur les traces du Larzac ».

Cette ancienne voie ferrée a un passé tumultueux. Inaugurée en 1896, fermée en 1955, rachetée en 1978 par l’État pour développer le camp du Larzac à La Cavalerie, projet abandonné à la suite de nombreuses contestations en 1981 puis finalement réhabilité en 1999 à des fins touristiques !

Désormais, c’est une activité de plein air éminemment familiale qui s’allie à la découverte de nombreux édifices de génie civil (12 tunnels et 4 viaducs sur les 17 km de voies) dans un cadre naturel plein de charme.

Pour nous, ce sera seulement des kilomètres à pied, et ça use les souliers…

Randonnée dans les Causses sur les hauteurs de Sainte-Eulalie de Cernon

Au bout d’une grosse heure de montée, nous atteignons le sommet du parcours et découvrons le dédale dolomitique qui recouvre une partie de ce cirque karstique du Larzac.

Le chemin se poursuit entre rudes descentes et passage de tunnel pour enfin déboucher sur les champs et les bois de la vallée où serpente le Cernon.

Après cette « dure » épreuve, après-midi tranquille sur l’aire.

Détente bien méritée sur une aire qui incite au farniente

J’ai bien compris ce matin au lever des troupes (ou à leur non-lever…) qu’il fallait faire une pause dans mon planning d’activités pédestres. Je laisse donc dormir tout le monde ou presque et je m’attaque à l’autre versant de la vallée du Cernon en direction du Puech de Mus.

Le soleil tape déjà fort mais, heureusement, la montée se fait à l’ombre des bois. Étant seul, j’allonge le pas, mais je présume allègrement de mes forces et sue sang et eau en dès les premiers raidillons. Bien fait pour moi !

Je débouche, après une énième pause, sur le plateau qui domine le village et le vallon. La vue se perd à l’horizon sur la campagne environnante et de jolies perspectives se dégagent sur les paysages de champs, de pâturages et de forêts. Un panorama à la hauteur des efforts fournis.

La descente se fait plus sereinement le long de chemins forestiers bordés de beaux pans rocheux.

Comme la veille, après-midi tranquille à l’ombre pour fignoler la suite de l’itinéraire.

8. Visite des caves de Roquefort

Aujourd’hui, mission ravitaillement à Saint-Affrique et petit détour vers Roquefort-sur-Soulzon pour y découvrir l’or vert du Larzac, le fameux Roquefort.

Un grand parking bien étudié pour les camping-cars près de l’office de tourisme permet de stationner sans difficulté.

Nous nous rendons ensuite aux caves Papillon, du nom d’une des 7 maisons ayant reçu l’AOP Roquefort.

La visite est gratuite (à réserver de préférence, surtout en cette période COVID-19), intéressante, rythmée et finit en apothéose par la dégustation des fleurons de la marque. Nous avons adoré !

Les bras chargés de bons et goûteux produits locaux, nous rejoignons le camping-car pour déjeuner avant de reprendre la route vers les gorges du Tarn.

1,8 kg de fromage et il n’y en avait plus en rentrant à la maison 10 jours plus tard… pfff, il n’y a plus qu’à y retourner.

9. Entre Aveyron et Lozère, un tour dans les gorges du Tarn et de la Jonte

Nous faisons étape au Rozier, à la confluence du Tarn et de la Jonte, dans un camping municipal plutôt sympathique. L’emplacement est grand et ombragé et il y a même une piscine pour les enfants.

Petit plus, l’accès direct sur la Jonte pour prendre un bain de pied bien frais et jouir du paysage.

Randonner dans les gorges du Tarn

Hier au soir, la gente dame chargée de l’office de tourisme a bien confirmé mes craintes : randonner dans les gorges du Tarn n’est pas de tout repos. C’est même carrément sportif pour les piètres marcheurs que nous sommes. Nous nous contentons donc ce matin, à la fraîche, de faire la plus familiale des balades qui rejoint le hameau de la Sablière et qui longe plus ou moins le Tarn (10 km – 300 mètres de dénivelé).

Nous profitons pendant plus de deux heures de belles vues au pied des parois, sur les gorges et leurs surprenantes formations rocheuses, ainsi que sur les hameaux troglodytes des Eglazines et Saint-Marcellin.

Au milieu de quelques trouées de végétations, nous admirons le panorama sur le défilé dessiné par l’impétueuse rivière, qui ne se dévoile qu’en de rares endroits. Une pause réparatrice en bas du village de la Sablière nous permet quand même de nous approcher du Tarn et d’en apprécier la fraîcheur.

En fin d’après-midi, après un détour par la piscine du camping, je m’attaque au petit village de Peyreleau qui domine le site du Rozier et dégage quelques perspectives sur le début des gorges de la Jonte. Une courte marche tout en pente dans un village pittoresque à la confluence des causses Noires, Méjean et Sauveterre.

Route panoramique des gorges du Tarn et de la Jonte : attention à la carrosserie du camping-car !

Aujourd’hui, on se lance dans un road trip à l’américaine. Comprenez, tout au volant !

Une scenic drive (ou route verte) pour découvrir les paysages impressionnants des gorges du Tarn et de la Jonte, d’en bas comme d’en haut.

Malheureusement, le temps n’est pas avec nous et c’est sous la grisaille que nous attaquons ce long périple (long pour nous, il n’y a qu’une centaine de kilomètres à parcourir).

En partant de bonne heure, nous espérons ne pas croiser trop de monde sur les étroites routes du fond du canyon. Et dans l’ensemble, c’est plutôt bien passé. Mais il est vrai que ce n’est vraiment pas large par endroits.

Nous avons été bien inspirés en choisissant de faire la route dans le sens de circulation suivant : Le Rozier – Sainte-Énimie – Meyrueis – Le Rozier. Moins de risques de racler la carrosserie sur les falaises.

Hélas, nous rencontrons un petit problème de stationnement sur le causse au niveau du hameau de Rieisse, qui ne nous permet pas d’aller profiter des panoramas du Roc des Hourtous et du Roc de Serre. Tant pis, nous reviendrons, d’autant plus que le temps ne s’arrange pas.

Nous nous rendons tout de même au Point Sublime qui semble mieux aménagé en termes de parking. Finalement, nous nous garons de guingois et en forte pente pour y jeter un œil. Le point de vue est, il est vrai, impressionnant. Si le soleil avait décidé de pointer le bout de son nez, c’eut été superbe.

Vu que le tour a été plus rapide que prévu, nous nous avançons sur la route du Cantal.

10. Étape à Séverac-le-Château

Ce n’était pas prévu dans l’itinéraire initial, mais on a de l’avance sur le planning. Cela tombe très bien, nous faisons halte à Séverac-le-Château.

Le village, et le château qui le surplombe, sont vraiment très beaux. Le sentier de découverte créé par l’office du tourisme est bien fait et permet de voir tous les points d’intérêt de cette cité médiévale.

Cerise sur le gâteau, il y a même une aire pour camping-cars (stationnement gratuit, services payants) au pied de la citadelle avec vue imprenable sur le château.

Aire camping-car de Severac le Chateau

11. Début du circuit dans le Cantal avec la ville de Murat

Nouvelle journée de route au programme avec remplissage des placards et du frigo en sus (oui, je sais, je le répète souvent, mais on mange bien chez nous !). Nous quittons définitivement les causses du sud du Massif central pour aborder le parc naturel des volcans d’Auvergne, d’abord avec les Monts du Cantal, puis avec la Chaîne des Puys et les Monts Dore.

Une fois n’est pas coutume, nous prenons l’autoroute A75. Elle est gratuite.

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Bien nous en a pris. Cela nous a permis de nous arrêter sur l’aire du Cantal et d’avoir un point de vue dégagé sur le viaduc de Garabit, viaduc ferroviaire réalisé par Gustave Eiffel pour enjamber les gorges de la Truyère. Cadre et ouvrage magnifiques.

Viaduc de Garabit - Point de vue depuis l'aire du Cantal sur l'A75

La météo ne s’arrange pas vraiment et c’est sous une masse de gris nuages que nous arrivons à Murat. La ville paraît bien austère sous ce faible éclairage, même si elle présente quelques beaux bâtiments dans un cadre naturel plutôt sympathique.

12. Petite randonnée autour de Murat pour se mettre en jambe avant d’arriver dans les monts d’Auvergne

Juste au-dessus du camping municipal de Murat où nous avons dormi, débute une courte balade sur les hauteurs de la ville avec de jolies vues sur la vallée de l’Alagnon. Nous y croisons nos premières vaches de race Salers emblématiques de la région. Elles paissent dans de grands carrés d’herbe bien verte.

Le village de Bredons conserve de beaux exemples de maisons rurales typiques du Cantal, en moellons de basalte et toits de lauze.

Au pied d’un pic basaltique se trouve l’église de Bredons qui trône ici depuis près d’un millénaire et qui marque la fin de notre randonnée.

Complément d’information : le camping municipal et l’aire pour camping-cars gérée par Camping-Car Park ne font qu’un. Suivre le panneau « camping municipal » jusqu’à la barrière d’entrée, même si c’est l’aire que vous cherchez. Hors saison, seuls les camping-cars sont admis. L’été, c’est aussi ouvert aux autres campeurs (toile, caravane, etc.) car les blocs sanitaires sont alors ouverts.

13. À l’assaut du puy Mary

Ce matin, on confectionne les sandwichs, on remplit les gourdes, on échauffe les mollets et on se prépare à une belle grimpette vers le sommet du puy Mary à 1783 mètres.

La route étant, en principe, proscrite aux camping-cars à partir de 10h00 et le stationnement interdit en journée au Pas de Peyrol, nous laissons notre monture au col de Serre, à 1331 mètres d’altitude.

La première partie de l’ascension est plutôt douce et réserve de splendides vues sur le sommet pyramidal du puy Mary, mais aussi sur les paysages alentour tous plus magnifiques les uns que les autres. Nous parcourons des champs de fleurs en pleine éclosion qui viennent parer de mille couleurs ce verdoyant panorama.

La situation se complique légèrement au-dessus du col d’Eylac, entre une portion de route à fort passage à emprunter puis un étroit sentier en balcon assez vertigineux à aborder. Comble de malchance, de sournoises petites sources suintent par endroits pour transformer le chemin en marécage. C’est un peu la galère et c’en est même trop pour l’un d’entre nous qui se vautre littéralement dans cette gadoue. La tension est palpable et la suite s’annonce difficile.