Sur le lac Huron, Ile de Manitoulin
CANADA

Des Grands lacs aux chutes du Niagara

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Notre itinéraire nous mène désormais au Canada et plus particulièrement dans la province de l’Ontario. Jusqu’aux chutes du Niagara, nous passons de longues journées presque seuls au monde (il faut dire que nous avons sciemment laissé de côté les grandes villes comme Toronto).

Si vous avez manqué la dernière étape des Etats-Unis, cliquez ici. À moins que vous ne préfériez revenir au journal de bord de notre road trip complet.

De retour au Canada … sous la pluie

Nous vous avions quittés le 2 juin dans les Badlands du Dakota du Sud et nous voilà 4 jours plus tard au bord du Lac Supérieur en Ontario à Terrace Bay.

Entre temps, nous avons donc parcouru quasiment 1500 km et traversé une frontière. Mais, pour nous, c’est un vrai changement d’univers.

Après les prairies verdoyantes du South Dakota avec son cortège de cowboys et ses troupeaux de paisibles bovidés, nous avons traversé une partie de la grande plaine agricole du Middle West. On s’attendait à un univers d’une platitude absolue recouvert de champs de céréales à perte de vue et nous avons finalement traversé un paysage assez vallonné, entrecoupé de quelques jolies fermes et de petits bois, presque comme à la maison.

Et puis, d’un coup, en quelques kilomètres, nous sommes passés au milieu du Minnesota dans un paysage de forêts du Grand Nord recouvert d’une multitude de petits lacs d’origine glaciaire. Entre temps, nous avons coupé les deux mythiques fleuves Missouri et Mississipi (nous avons même dormi au bord du premier).

Pour la fin de notre parcours états-unien, nous avons longé le lac Supérieur, plus vaste étendue d’eau douce du monde. Et enfin, hier, nous avons passé la frontière à Grand Portage, en deux temps trois mouvements. Nous n’avons même pas croisé un douanier US, et leurs collègues canadiens, après trois petites questions, nous ont laissés passer sans encombre et sans même regarder le camping-car. Un vrai bonheur.

C’est après que les choses se sont gâtées. Notre étape prévisionnelle pour cette première nuit au Canada nous emmenait dans la ville de Thunder Bay. Je me suis un peu fait avoir par l’office de tourisme local qui ventait les beautés de la ville. Au final, c’est une grande cité industrielle avec son lot de laissés pour compte errant dans cette ville sans âme. Mon premier bivouac ressemblait à une carte postale sur le Sleeping Giant avec malheureusement en arrière plan une zone classée Seveso. Pas terrible au final !

Le second n’étant pas beaucoup mieux, situé en dessous des lignes haute tension, nous finissons finalement sur un parking de Walmart entre les voies ferrées et les désœuvrés locaux. Une nuit pas terrible mais pas catastrophique.

Au petit matin, on change nos dollars US, on fait nos premières courses et on file d’ici. Ce soir, après une belle étape le long du lac, nous dormons à ses pieds sur une magnifique plage avec une rivière dévalant en cascade dans notre dos. Malheureusement, il pleut et il fait froid.

Sur la route des Grands lacs

De bon matin, il y a trois jours, sur la plage de Terrace Bay dont je vous ai parlé au dernier post, nous avons eu une drôle de visite.

Au petit jour, pas encore bien réveillé, je regarde par la fenêtre de la capucine et je vois au loin un volatile au plumage bien différent de ceux rencontrés jusqu’ici au Canada. Pris d’une subite envie de vérifier mon pressentiment, je m’habille vite fait, j’enfile des chaussures sans faire les lacets, je prends l’appareil photo et je file sur la plage.

Après cent mètres dans le sable, je zoome sur l’oiseau en question et surprise, ce que je pressentais se réalise ; il semblerait que ce soit un grand rapace, je pense même qu’il s’agit du fameux Bald Eagle, l’aigle pêcheur américain, symbole des USA.

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :  Canada : Nouvelle Ecosse et Nouveau Brunswick

Nous en avions entraperçu un au Lake Martin en Louisiane mais pas de si près. Je prends deux photos au vol et ce dernier, dérangé, s’enfuit à tire d’ailes.

Dommage ! Mais il fait finalement le coquet et se poste sur la cime d’un arbre quelques mètres plus loin. Je poursuis donc mon échappée dans le sable et me poste au plus prêt pour refaire quelques clichés. Ce timide me laisse à peine quelques dizaines de secondes et fuit définitivement vers d’autres horizons. Un drôle de réveil et un bon souvenir pour moi !

Après cet épisode animalier matinal, nous reprenons notre long chemin et faisons seulement quelques étapes où les bivouacs nous le permettent. L’un d’eux est à Wawa, au bord de furibondes chutes d’eau en aval d’un petit lac de retenue.

Île de Manitoulin

Le lendemain, cap vers le Lac Huron, le deuxième de notre parcours. Grosse journée route et pas de photos, le bivouac et le paysage de la journée n’étant pas vraiment photogéniques.

Aujourd’hui, une petite incursion sur l’île de Manitoulin, la plus grande île lacustre du monde. On y voit des forêts à perte de vue, des lacs par centaines et peu d’habitants. Bref, un bel exemple du Canada en général.

Pour ceux qui n’aiment pas le vert, ici, c’est l’enfer…

C’est l’été pour les Canadiens, ils se baignent dans les cascades. Nous, prudents, on reste au sec (avec les polaires et les chaussettes).

Image insolite du jour : comment se rendre à son cours de guitare ?

En tondeuse bien sûr. Marcher, c’est trop dur !

Bivouac au Canada

Bivouac tranquille en face d’une brasserie artisanale pour finir la journée.

Les chutes du Niagara

La tournée des grands lacs continue. Aujourd’hui, le lac Ontario et le lac Erié. Ce qui rend célèbres ces deux derniers, c’est la rivière qui les relie, le Niagara et surtout ses fameuses chutes d’eau qui délimitent la frontière entre les deux voisins nord-américains.

Les deux pays ont transformé le site en un gigantesque piège à touristes.

Du côté USA, un State park pour s’approcher au plus près des deux cascades, des passerelles gigantesques pour se rendre jusque sous les énormes trombes d’eau et une légende de la navigation touristique, le Maid of the Mist qui navigue sur cette rivière au pied des chutes depuis 1846.

Côté canadien, une esplanade de plus d’un kilomètre qui surplombe le courant, un ascenseur qui vous descend derrière la plus grande des cataractes et aussi un bateau qui se précipite, avec ses centaines de spectateurs encapuchonnés de cirés aux couleurs vives, vers une douche gratuite de dix minutes.

Pour nous, point trop n’en faut et nous avons profité un peu moins d’une heure de la superbe vue du côté canadien vers ses deux géantes tonitruantes : un peu trop touristique à notre goût et un côté un peu suranné version vieux parc d’attraction de la zone canadienne.

Ce soir, étape au bord du lac Erié.

Nous suivre dans la dernière étape de notre road trip en cliquant sur ce lien, ou revenir au journal de bord pour choisir une autre étape !

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