White Sand Dunes, monument national du Nouveau Mexique aux Etats-Unis
ETATS-UNIS

Les déserts du sud des Etats-Unis

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C’est parti pour 3 mois dans l’Ouest américain au volant du camping-car ! Nous commençons par les différents parcs nationaux au sud du pays, souvent délaissés dans les circuits de l’Ouest américain car excentrés des parcs les plus réputés.

Revenir au journal de bord de notre road trip pour voir la globalité du circuit parcouru sur 11 mois ou lire les articles pratiques.

Nous vous avions laissé la semaine passée à la frontière mexicaine. Nous voilà donc aujourd’hui aux USA. Ouf ! les douaniers nous ont laissés passer !!! Mais que d’aventures entre temps !

Tout d’abord, la traversée de frontière.

Levés de bonne heure dimanche matin, après une charmante nuit sur une station service (circulation toute la nuit et réveil au son de la musique mexicaine si chère à nos oreilles), nous partons vers la frontière, en faisant étape au bureau d’immigration afin d’enregistrer la sortie du véhicule et se faire rembourser la caution qui va avec.

Malheureusement, ce dimanche s’accompagne du retour de nombreux “mexicamericains” vers leur Texas d’adoption. Donc, après avoir compris qu’il ne fallait pas faire la queue au guichet (une petite demi-heure de perdue !), nous nous retapons une nouvelle file d’attente, cette fois-ci en voiture.

Trois-quart d’heure plus tard, une sympathique guichetière nous prend nos documents d’importation, prend quelques photos du véhicule (on ne sait toujours pas pourquoi ?), détache notre badge du pare-brise du camping-car et nous redonne un reçu indiquant le remboursement de la caution dans les prochains jours. Le tout en cinq minutes chrono, au revoir et à bientôt.

Toujours légèrement suspicieux, nous nous demandons si nous reverrons notre “deposito” (au final, trois jours plus tard, l’argent est sur le compte, merci aux douanes mexicaines).

Nous filons donc vers la “vraie” frontière qui se trouve 70 Km plus loin pour affronter les douaniers des deux pays. Arrivés devant le pont international sur le Rio Grande, la queue est déjà spectaculaire. Il est 11h30, nous sortirons des douanes américaines trois heures plus tard, à 15h30 car, en plus, il y a une heure de décalage horaire entre les deux pays (les USA sont passés en heure d’été le 11/03/2018).

A part cette longue attente, tout s’est très bien passé : pas de contrôles des douanes mexicaines, des douaniers américains souriants et avenants, un second permis de 90 jours obtenu en 15 minutes à peine après trois petites questions insignifiantes … bref, une vraie sinécure.

Nous allons faire le plein de courses au Walmart local (Le frigo est vide, passage de frontière oblige, aucun produit frais ne peut passer d’un côté à l’autre du Rio Grande) et nous rendons au point de chute que nous avions trouvé à l’aller à quelques quinze kilomètres de là.

Nous sommes installés vers 18h, le frigo et les placards pleins, nos derniers pesos changés en dollars, il fait beau mais pas trop chaud, l’apéro et le repas nous réconfortent comme il faut … tout va bien … jusqu’à la tuile !!!

Au moment de passer à la phase vaisselle, plus d’eau au robinet ! On démonte les banquettes du camion pour tester l’électricité et la pompe à eau. Et bien, encore une fois, c’est cette satanée pompe qui nous lâche. Il ne nous reste plus qu’à en trouver une nouvelle. Plus facile à dire qu’à faire.

Le lendemain, nous retournons à la ville frontière d’Eagle Pass mais ne trouvons aucun magasin pour nous dépanner. Nous continuons donc vers Del Rio, une autre ville frontière, où la présence de nombreux RV Park nous laisse présager une autre issue à notre quête. Heureusement, le premier vendeur recherché me revend une pompe toute neuve (made in Canada alors qu’au Canada au mois de septembre, on en a acheté une made in China, cherchez l’erreur…). Je n’ai plus qu’à l’installer. Une heure plus tard, la chose est faite et, à part l’oubli d’un resserrage de collier qui me vaut une petite douche, tout fonctionne pour le mieux, on verra juste à l’usage.

Nous rejoignons, soulagés, notre premier bivouac, où une vue magnifique nous fait presque oublier les péripéties des derniers jours. Les paysages nous donnent déjà un avant-goût du Grand Ouest, le voyage continue…

Retrouvez tous nos bivouacs et campings à partir de cet article.

Big Bend NP : notre premier parc du Grand Ouest

Enfin, nous y voilà !

À nous le Grand Ouest Américain et ses paysages à couper le souffle !

Pour débuter, nous avions décidé de repasser la frontière au Texas afin de pouvoir faire le parc national de Big Bend. Ne le cherchez pas dans les parcs les plus connus des USA, il est l’un des dix moins visités du pays. Il est malheureusement victime de son grand éloignement mais les paysages qu’il propose ont l’air d’être une excellente entrée en matière pour débuter notre retour aux States.

Tout d’abord, quelques caractéristiques assez hallucinantes : sa taille, 3252 km2 soit un petit peu plus grand que le département du Rhône – tout au plus une centaine d’habitants si je compte tous les rangers comme résidents à demeure ce qui, à mon avis, n’est pas le cas (je rappelle que le Rhône en compte plus de 1,8 millions – légère différence de densité me semble-t-il mais je ne suis pas géographe) – une faune diverse et variée où se mêlent animaux du désert comme le road-runner ou le coyote et animaux improbables en ces milieux arides comme l’ours noir ou le castor.

Vue la grandeur du parc, nous ferons plus de 500 km de routes en 3 jours pour en visiter les principaux points d’intérêts mais sans non plus y faire tous les détours menant aux sites secondaires.

Nous débutons notre périple en cherchant un camping pour la nuit. Nous avons évité de rentrer un week-end pour être sûrs de trouver un spot pour la nuit car, bien que peu visité, nous sommes à Spring Break et le parc semble être plein pour cette courte saison même s’il n’a pas les mêmes charmes que Cancun. Eh bien, ce fut juste puisqu’il a fallu partager le dernier des cents emplacements avec un gentil couple d’étudiants. Ouf…

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Nous profitons de la fin d’après midi pour faire notre première balade au bord du Rio Grande. La faune est au rendez-vous dès les premiers hectomètres et la vue sur les formations rocheuses environnantes et l’oasis au bord du fleuve sont magnifiques.

Le lendemain, petite frayeur avec une des batteries cellules qui semble être à plat sans raison visible. En roulant un peu et avec le panneau solaire, elle semble reprendre vie. On verra bien en soirée.

Et puisque les ennuis arrivent toujours par trois (enfin, c’est plutôt le cas chez nous), au moment de nous lancer dans notre première randonnée de la journée au canyon de Boquilla del Carmen, à peine avons-nous contourné le premier lacet du chemin, que nous nous faisons attaquer par des abeilles mises en colère par, je ne sais quelle raison. Elles nous poursuivent jusqu’au parking et ne nous laisserons tranquilles qu’après l’extermination de plusieurs d’entre elles. Je m’en tire avec trois piqûres, Carine et Clément une seule et heureusement le petit est épargné. Bien mauvaise façon pour commencer la journée, tout le monde est un peu sous le choc et on ne sait pas trop comment continuer.

Finalement, on essaye de laisser cet épisode traumatisant derrière nous et on se rend dans les hauteurs de Chisos Basin. Bien nous en prend, les paysages sont plus beaux les uns que les autres, nous trouvons par miracle une place de camping au cœur de la montagne et nous attaquons une nouvelle excursion de trois heures, le “Windows Trail“. Cette fois, tout se passe bien et la balade nous mène à un magnifique point de vue sur le parc après avoir traversé de splendides paysages.

Le lendemain, cap sur la route scénique qui nous amène jusqu’au canyon de Santa Elena. Les nombreux arrêts prévus le long du trajet dévoilent toutes les beautés de cette partie du parc et les quelques balades nous en ajoutent d’autres. Un vrai régal !

Trois jours à en prendre plein les yeux, malgré les quelques petits déboires vite oubliés. Vivement la suite !

Le parc national de Guadalupe

Au bout de 3 jours dans le parc de Big Bend, il a fallu songer à poursuivre notre route. Pour ces 3 mois à l’ouest des USA, il ne faudra pas trop traîner, les distances à parcourir sont colossales.

La sortie du parc est à environ une première cinquantaine de kilomètres du camping. On y trouve la première “ville” de la journée et la seule avant 150 Km, il ne faut pas rater l’unique station service du coin !

Le pâté de maisons ressemble plutôt à une ville fantôme sortie tout droit d’un western, et le propriétaire de la station fait aussi RV park lorsqu’il n’y a plus de places dans les campings du parc national, laverie et épicerie, c’est-à-dire qu’il vend des chips, des glaces et du coca, uniques apports nutritionnels des Etats-uniens.

Notre objectif est de rejoindre Carlsbad Cavern NP qui se situe à environ 500 Km, tout en conciliant nos soucis logistiques. Nous coupons donc la route en 2 étapes.

La première nous mène au milieu de nulle part. Nous décidons de nous arrêter sur une aire de pique nique en bord de route. Les paysages traversés, bien que n’étant dans aucun guide, ni parc national, restent magnifiques et nous réservent encore une petite surprise au réveil : des biches et leurs jeunes faons se promènent la queue en panache devant nos fenêtres.

La deuxième étape se fait quant à elle dans un parc national, les Guadalupe Mountains. Cet espace est inconnu des guides de voyage. Il se trouve sur notre route. C’est une occasion de plus pour nous de découvrir un espace préservé de l’ouest américain et de tirer avantage de son camping au calme. Nous en profitons pour arpenter un sentier de quelques kilomètres en fin de journée. Je vous laisse en découvrir le paysage.

Pour un parc national qui ne mérite même pas une étoile dans nos guides de voyage, on a trouvé pas mal.

Carlsbad Caverns NP

Nous voici arrivés aux grottes de Carlsbad, les plus grandes grottes du pays si on en croit les brochures. Comme aux Etats-Unis, tout est toujours le plus grand, le premier, le plus ceci, le plus cela, parfois on doute de l’information donnée… ce qui est typiquement français, non ?

En tout cas, qu’elles soient ou non les plus grandes, elles sont gigantesques et magnifiques. De majestueuses concrétions calcaires rendent l’atmosphère féerique. La nature a donné naissance ici à de fines et subtiles stalactites, à d’imposantes stalagmites (les plus hautes mesurant tout de même 18 à 20 m de haut), et à de délicats drapés. Seules 5% de ces créations naturelles sont encore actives, c’est-à-dire qu’elles continuent de grandir. La majorité du “décor” des grottes est donc figé depuis plusieurs dizaines de milliers d’années.

Après 2 heures de visite souterraine, remonter à la surface nous a pris presque autant de temps… Pas parce qu’il fallait grimper les 240 m de dénivelés mais parce qu’il a fallu attendre l’ascenseur au milieu de centaines d’américains , coca à la main, venus admirer leurs merveilles naturelles ce dimanche. Un seul ascenseur sur 4 fonctionnait avec un débit de 4 personnes à la minute, ça fait rêver au pays de la haute technologie !

Heureusement, les bivouacs qui nous attendent nous reconnectent avec la nature. Nous sommes seuls au monde sur ces public lands mis à disposition de tous pour camper, ou pour y faire paître ses vaches.

Coté camping-car, les petits ennuis continuent. La batterie cellule tient le coup mais sûrement pas pour longtemps (heureusement on en a 2) mais on a perdu la grille d’aération extérieure du frigo (comment ? le vent ? la route ? le vent sur la route ?) donc on a un gros trou dans la carrosserie ! Rafistolage maison à base de sac plastique et d’un gros scotch gris en attendant mieux.

White Sands Dunes NM : un petit tour à la neige…

Je vous rassure tout de suite, il n’a pas neigé dans la nuit et nous n’avons pas été bloqués sur notre bivouac. Nous avons déjà assez de petits soucis avec le camping-car, ça suffit !

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Après une matinée de cours bien remplie, nous filons vers White Sands Dunes NM, un drôle de paysage d’un blanc étincelant coincé entre deux chaînes de montagnes. C’est en fait le même phénomène que nous avions déjà rencontré à Cuatro Cienegas au Mexique avec ces extraordinaires dunes de gypse.

Cela date déjà d’il y a trois mois. A l’époque, le guide nous avait expliqué le pourquoi du comment de la formation de ce paysage mais je ne m’en rappelle plus donc je ne vous ferai pas de cours de SVT sur ce post. Tant mieux pour vous !

Tout au long des 26 km de la scenic drive du parc, la route se faufile au milieu de cet univers irréel. Les lunettes de soleil sont plus que recommandées au risque de se brûler la rétine, tout comme à la montagne l’hiver.

D’ailleurs, l’activité favorite des US ici est … la luge. Quand je vous dis que l’on se croirait presque dans une station de ski, c’est dire. Nous faisons quelques haltes pour grimper sur ses hauteurs et profiter de magnifiques points vue sur cet univers minéral hors du commun.

Nous partirons en début d’après midi vers notre prochain bivouac à Aguirre Springs dont vous aurez des images à notre prochaine publication. Pour l’instant, le contre jour est trop important pour vous donner un aperçu de ce nouveau bivouac de rêve. Patience, donc!

Bivouaquer dans le Sud de l’Arizona

Nous continuons notre périple le long de la frontière mexicaine en direction de l’ouest. Comme je vous le disais au précédent post, nos bivouacs sont en ce moment de première classe. Pas chers, voire gratuits, ils nous permettent de profiter des splendeurs de mère nature dans un calme olympien. En plus, à la différence de l’est du pays, nous les trouvons plutôt facilement. Le pied, quoi !

Quelques images pour illustrer mes propos…

Chiricahua National Monument

Pour les visites aussi, nous sommes plutôt gâtés.

La région que nous traversons à l’heure actuelle, n’est pas vraiment décrite dans nos guides européens. On pourrait même penser que la traversée va être bien longue pour arriver dans les parcs plus connus du Grand Ouest. Pourtant, en cherchant un peu, on tombe sur de véritables pépites en dehors des sentiers battus.

Exemple type, notre journée dans le Chiricahua NM. A peine quelques lignes dans le Routard, oublié du Guide Vert, ce parc petit par la taille, en tout cas la partie accessible en véhicule, mais grand par ses splendeurs naturelles se révèle être un petit bijou. Une route au décor déjà somptueux nous mène en quelques kilomètres au cœur d’un dédale de pierres.

Ici, le spectacle est féerique et la balade de près de 7 kilomètres, bien qu’éprouvante, nous ravira l’œil tout du long. En deux heures et demie, on ne sait plus où donner de la tête tant les paysages sont époustouflants. A ce jour, c’est ma plus belle balade et je laisse encore une fois les quelques images vous en laisser juge.

Tombstone, souvenir du Far West

Nous poursuivons ensuite notre chemin vers un lieu mythique du Far West, Tombstone, bien que l’atmosphère régnant aujourd’hui ressemble plus au parc d’attraction qu’à la véritable ville fantôme. Sur l’artère principale, on peut encore se croire au temps de Wyatt Earp, Doc Holliday et des frères Clanton, les héros de la fameuse fusillade d’OK Corral, si souvent mise en scène par le cinéma hollywoodien. Tout y est un peu trop propret, lisse et aseptisé pour se croire vraiment revenu dans un film de Sergio Leone.

Enfin, ce n’est pas bien grave et je préfère ne pas avoir pris une balle perdue comme la plupart des habitants du cimetière voisin, dont peu d’entre eux ont l’air d’avoir fini gentiment leurs jours dans un lit bien douillet. L’aventure continue. Demain, les cactus de Saguaro…

Saguaro NP

Nous faisons notre dernière étape dans le sud des Etats-Unis au Saguaro NP. Il est bon d’être dans ces contrées au début du printemps où le mercure dépasse déjà allègrement les 90°F chaque jour (Pour faire la conversion : T°C = (T°F-32) x 5/9 ; calculettes interdites, faites fonctionner votre matière grise).

C’est donc sous une chaleur accablante que nous entreprenons de suivre les quelques chemins qui sillonnent le parc. Les marches seront courtes aujourd’hui.

Cela dit les saguaros, ces cactus qui ont donné leur nom à ce parc national en plein désert du Sonora, nous entourent et pas besoin d’aller bien loin pour prendre la dimension du paysage. A cet endroit, ces étranges arbres qui ne procurent pas d’ombre, entièrement verts, munis d’un tronc épineux élancé vers le ciel et de quelques rares branches tout aussi piquantes, se sont développés dans un milieu sûrement fait pour eux, et pour quelques autres espèces de cactus, les scorpions, les lézards inoffensifs ou venimeux et autres rattlesnakes.

Après cela, nous filons plein nord à toute vitesse vers Death Valley NP avant que le mercure, et les rangers, n’en interdisent l’accès aux motorhomes. La météo y prévoit déjà 97°F… A vos méninges !

Suivez nous dans la prochaine étape ou revenez au journal de bord pour avoir plus de choix d’étapes et d’articles au sujet de notre parenthèse nomade en Amérique !

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